23 décembre 2009

Comme des champignons

♪«Et je suis seul dans mon salon, live devant ma télévision»

J’ai toujours aimé écrire. J’ai toujours eut plein de petits cahiers semés un peu partout... au cas où. Les petits cahiers chez-moi, ça pousse comme des champignons. Le pire, c’est que j’en ai jamais écrit un d’un couvert à l’autre. Je souffre de l’angoisse des dernières pages. C’est comme si une fois que je l’aurai terminé, une fois la dernière page écrite, je ne pourrai plus avoir le loisir d’écrire dedans, il est plein tsé... Peut-être un jour, je partirai sur une chire et j’écrirai toutes les dernières pages de tous mes cahiers et ce toute dans la même journée et après je serai différente... libre... enfin.

Je trouve que la liberté c’est un concept terriblement abstrait pour notre société actuelle. Je pourrais tergiverser longtemps là-dessus... mais ce soir ça m’tente plus ou moins.

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♪«You make me tired. Life wants to life, you want to watch it»

Je me suis toujours dit que je ne m’arrêterai pas de vivre pour vivre plus longtemps. C’est peut-être de là que vient mon petit côté impulsif. Il est si petit ce côté de moi. Si petit mais tellement présent à la fois. Après j’me retrouve avec les deux pieds dans le même plat et je me demande comment j’ai fait pour encore aboutir dans un tel merdier. Moi le merdier ça m’connait!

Certes, je pourrais vous étaler ma vie personnelle, faire du name-dropping, mettre plein de gens dans l’embarras. Je ne suis pas comme ça. C’est peut-être parce que je suis gentille. Ouais, la gentillesse, tu parles! Elle aussi elle m’a foutu dans des merdiers pas possibles! Un jour ma mère m’a dit que si elle avait à m’élever une autre fois, elle m’apprendrait à dire non... ça en dit gros je trouve. Les années passent et je change, j’évolue ça l’air. Je dis non plus facilement maintenant. Pis quand chu pas capable j’me sauve. C’est pas tellement mieux, mais laissez-moi une chance j’commence!

***

♪«Et il a dit : «La vie ne vaut rien rien. La vie ne vaut rien. Mais moi quand je tiens tiens. Mais moi quand je tiens là dans mes deux mains éblouies, les deux jolis petits seins de mon amie et là je dis rien rien rien ne vaut la vie»

La logique même en est chamboulée, chambardée, déstabilisée tout comme moi. Oh que c’est pas sain... mais c’est tellement bon! Trop bon...

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