6 janvier 2011

Rien

♪«Three in the afternoon, we still haven’t move»

Il est 15h30, je suis encore en pyjama. Aujourd’hui, je n’ai rien fait. Une vraie journée de congé. Prendre congé de la vie. Je me sens bien même si j’ai vraiment envie de prendre une douche.

On peut bien me juger. Envers et contre tous, aujourd’hui, je ne ferrai rien. J’emmerderai la société bien éffoirée dans mon divan à regarder dans le vide. Je ne me sentirai même pas coupable et je mangerai des restes. J’ai le droit de rien faire et ça, c’est priceless.

J’aime ce type de journée. Une journée où rien n’est important. Rien. Le vide, le néant et ma petite personne dans sa doudou à attendre que le temps passe.

***

♪«Sleep now and dream of who you’ll be»

J’idéalise cette vie. Cette vie où je ne t’ai pas perdu de vue pendant quatre ans. Cette vie où d’un délire est né cet amour surréaliste.

Je ne pourrai jamais expliquer l’attachement que j’ai pour toi.

Nous sommes tellement passés maître dans l’art de la procrastination que nous nous sommes procrastinés. Nous nous sommes remis à plus tard.

Vient prendre un café, on va jaser.

3 janvier 2011

Le Motton

♪«Et je n’ai que mon âme, pour te parler de moi»

Ginette Reno et Natacha St-Pierre m’ont donné le motton ce matin. Ça va pas fort fort mon affaire. Je devrais syntoniser Radio Classique Québec à la place… Au moins, si j’ai le motton en écoutant Éric Satie, mon côté intello se sentirait beaucoup moins coupable.

Je me sens trahie. Une belle dinde qui t’a encore cru. Glou glou glou! Chaque fois que tu reviens, je t’ouvre les bras comme si tu n’étais jamais parti. Une belle dinde oui. Ça fait trois jours que j’ai le motton et que sans aucune raison apparente, mon cœur se sert et je sens comme une certaine angoisse qui monte en moi… angoisse ou pas, je ne sais pas trop ce que c’est.

J’ai déjà eu mal dans ma vie, mais là c’est différent. On dirait que ma mélancolie s’étend à toutes les facettes de ma vie. Une sorte d’amplification incontrôlable… je n’aime pas ça.

J’ai toujours excellé dans le camouflage sentimental, mais là, j’en peux plus, c’est comme trop. Tu m’en demandes trop. Je ne te comprends pas, je ne te comprendrai jamais. Autant je t’emmerde que tu me fais chier que j’aimerais tant te bannir de ma vie du revers de la main comme si rien n’était que bordel, chu pas capable. Chaque fois que j’essaie de m’éloigner un peu, tu reviens me chercher et moi, comme d’habitude, je retombe dans le panneau. Yo-yo de dinde oui!

Habituellement, j’aime rire de ce qui m’arrive. Juste en rire, dédramatiser quoi. J’ai rit de la mort, de la maladie, j’ai rit des hommes et j’ai rit de moi. Je pourrais me dire qu’au moins cette année au jour de l’an, y’a pas juste une dinde qui s’est faite fourrer mais bâtard, j’la trouve même pas drôle!!!

*Soupir de découragement*

1 janvier 2011

2010 vs 2011

♪«I don’t mind. I don’t mind this wasted, shaded daylight»

2011 je t’attends! À vrai dire, je ne t’attends plus car tu es déjà là. Étant donné que 2010 fut une année de marde... bon d’accord je m’arrête. J’ai quand même performé côté carrière, dit-elle en caressant ses nouvelles cartes d’affaires. M’enfin 2010, mise à part le travail, fut une année de marde. 2011, je me souhaite de pleurer moins et de bannir (du moins essayer) les morrons qui font de ma vie quelque chose qu’on pourrait qualifier d’enfer émotionnel. Parce que 2010, tu m’as fait bavé, alors 2011, t’es mieux d’être meilleur, tu portes un lourd fardeau en ce moment 2011.

Honnêtement, 2010, tu m’as fait chier pas mal. Je ne comprends pas pourquoi tu t’es acharné sur moi comme ça. J’ai été raisonnable, j’ai fait du recyclage... m’enfin. Tu as quand même enlevé tous les meubles de mon salon! À cause de toi, j’ai du me faire une table d’appoint avec des glacières! En plus, après avoir remeublé le tout, tu m’as fait connaître des gens. De nouvelles personnes qui sont entrés dans ma vie pour simplement mieux en ressortir, emportant avec eux de petites parties de moi, me laissant, encore une fois, seule, avec mon moi-même, déparcellé de moi. Certains sont entrés, ils devraient sortir, mais ils s’acharnent sur moi comme une bête de fête foraine. 2010, je suis tannée. 2010, j’ai castré mon chien pour toi!

2011 autant j’ai misé sur toi qu’autant tu me fais peur un peu. L’animal de foire que je suis devenue par la force des choses n’a plus envie de continuer à jouer la pimbêche dans les fêtes d’amis de « regarde de je suis pas tout seul, j’ai une jolie fille à mes côtés ».

2011, je t’appréhende. On a beau se dire que ça pourra pas être pire, on a beau se fermer les yeux se dire que tout va bien aller, on peut bien prendre de belles résolutions... moi je le dit, se convaincre, ça sert à rien.

2011, I don’t mind. 2011, le soleil continueras de se lever, je n’arrêterai pas de fumer, je n’aurai pas de bébé, j’apprécierai mes siestes de divan en arrivant de travailler et je clamerai haut et fort que « Oui! Mon chien est encore une fois, le seul être vivant qui est toujours content quand j’arrive à la maison! »

2010, ce soir, je t’emmerde solide!

***

♪«Today won’t know when to begin»

Maintenant que je n’ai plus peur d’offenser personne, je peux recommencer à écrire à ma guise. Oh que ça fait du bien. J’avoue que je n’ai pas été productive du tout de ce côté. Ma seule résolution cette année (et Dieu seul sait combien les résolutions me puent au nez), c’est d’écrire... écrire plus. Pourquoi? Parce que personne n’a le droit de m’empêcher d’écrire. Personne n’a le droit de mettre un stop à ce qui se passe dans ma tête. Si tu me juges par mes écrits, c’est que tu ne mérites pas vraiment d’être dans ma vie. Plus jamais je ne me censurerai pour quelqu’un, parce que la prochaine personne qui entrera dans ma vie saura... saura qui je suis, saura ce que je vaux et n’essaiera jamais de me changer pour n’importe quelle raison idiote pour ensuite me laisser toute fuckée dedans ma tête!

À prendre ou à laisser... et si tu me laisses... bâtard, laisse-moi pour de vrai!

13 novembre 2010

Les Pas-Vites

♪«Yé 4heures du matin, j’t’encore sur le chemin»

7h00 du matin. Fidèle au poste comme à tous les matins. J’attends encore que cette journée passe dans le beurre.

J’ai trouvé mon pantalon de tailleur noir plus serré ce matin. Aurais-je engraissé? Suis-je en train de me préparer pour l’hibernation? C’est certain que si je faisais autre chose de mes soirées, l’envergure de mon postérieur s’en porterait certainement mieux. Le non-constructif de mes soirées se résume à m’évacher devant le téléviseur pour regarder des épisodes de Fringe en mangeant des trucs malsains tout en me questionnant sur l’existence d’un certain paranormal métaphysique peut-être présent dans notre vaste univers. Je devrais mettre mon intelligence à bon escient, faire quelque chose d’utile pour la société, me battre contre les injustices, travailler pour une bonne cause. Mais non, je suis beaucoup trop occupée à manger mes émotions.