1 janvier 2011

2010 vs 2011

♪«I don’t mind. I don’t mind this wasted, shaded daylight»

2011 je t’attends! À vrai dire, je ne t’attends plus car tu es déjà là. Étant donné que 2010 fut une année de marde... bon d’accord je m’arrête. J’ai quand même performé côté carrière, dit-elle en caressant ses nouvelles cartes d’affaires. M’enfin 2010, mise à part le travail, fut une année de marde. 2011, je me souhaite de pleurer moins et de bannir (du moins essayer) les morrons qui font de ma vie quelque chose qu’on pourrait qualifier d’enfer émotionnel. Parce que 2010, tu m’as fait bavé, alors 2011, t’es mieux d’être meilleur, tu portes un lourd fardeau en ce moment 2011.

Honnêtement, 2010, tu m’as fait chier pas mal. Je ne comprends pas pourquoi tu t’es acharné sur moi comme ça. J’ai été raisonnable, j’ai fait du recyclage... m’enfin. Tu as quand même enlevé tous les meubles de mon salon! À cause de toi, j’ai du me faire une table d’appoint avec des glacières! En plus, après avoir remeublé le tout, tu m’as fait connaître des gens. De nouvelles personnes qui sont entrés dans ma vie pour simplement mieux en ressortir, emportant avec eux de petites parties de moi, me laissant, encore une fois, seule, avec mon moi-même, déparcellé de moi. Certains sont entrés, ils devraient sortir, mais ils s’acharnent sur moi comme une bête de fête foraine. 2010, je suis tannée. 2010, j’ai castré mon chien pour toi!

2011 autant j’ai misé sur toi qu’autant tu me fais peur un peu. L’animal de foire que je suis devenue par la force des choses n’a plus envie de continuer à jouer la pimbêche dans les fêtes d’amis de « regarde de je suis pas tout seul, j’ai une jolie fille à mes côtés ».

2011, je t’appréhende. On a beau se dire que ça pourra pas être pire, on a beau se fermer les yeux se dire que tout va bien aller, on peut bien prendre de belles résolutions... moi je le dit, se convaincre, ça sert à rien.

2011, I don’t mind. 2011, le soleil continueras de se lever, je n’arrêterai pas de fumer, je n’aurai pas de bébé, j’apprécierai mes siestes de divan en arrivant de travailler et je clamerai haut et fort que « Oui! Mon chien est encore une fois, le seul être vivant qui est toujours content quand j’arrive à la maison! »

2010, ce soir, je t’emmerde solide!

***

♪«Today won’t know when to begin»

Maintenant que je n’ai plus peur d’offenser personne, je peux recommencer à écrire à ma guise. Oh que ça fait du bien. J’avoue que je n’ai pas été productive du tout de ce côté. Ma seule résolution cette année (et Dieu seul sait combien les résolutions me puent au nez), c’est d’écrire... écrire plus. Pourquoi? Parce que personne n’a le droit de m’empêcher d’écrire. Personne n’a le droit de mettre un stop à ce qui se passe dans ma tête. Si tu me juges par mes écrits, c’est que tu ne mérites pas vraiment d’être dans ma vie. Plus jamais je ne me censurerai pour quelqu’un, parce que la prochaine personne qui entrera dans ma vie saura... saura qui je suis, saura ce que je vaux et n’essaiera jamais de me changer pour n’importe quelle raison idiote pour ensuite me laisser toute fuckée dedans ma tête!

À prendre ou à laisser... et si tu me laisses... bâtard, laisse-moi pour de vrai!

13 novembre 2010

Les Pas-Vites

♪«Yé 4heures du matin, j’t’encore sur le chemin»

7h00 du matin. Fidèle au poste comme à tous les matins. J’attends encore que cette journée passe dans le beurre.

J’ai trouvé mon pantalon de tailleur noir plus serré ce matin. Aurais-je engraissé? Suis-je en train de me préparer pour l’hibernation? C’est certain que si je faisais autre chose de mes soirées, l’envergure de mon postérieur s’en porterait certainement mieux. Le non-constructif de mes soirées se résume à m’évacher devant le téléviseur pour regarder des épisodes de Fringe en mangeant des trucs malsains tout en me questionnant sur l’existence d’un certain paranormal métaphysique peut-être présent dans notre vaste univers. Je devrais mettre mon intelligence à bon escient, faire quelque chose d’utile pour la société, me battre contre les injustices, travailler pour une bonne cause. Mais non, je suis beaucoup trop occupée à manger mes émotions.


12 novembre 2010

Dehors Novembre

♪«We could keep trying but things will never change»

Novembre je prendrai des résolutions. Novembre j’irai jouer dehors. Novembre j’aimerai faire la vaisselle. Novembre je peinturerai le corridor. Novembre je sourirai plus souvent aux gens dans l’autobus. Novembre je sortirai mes bottes d’hiver. Novembre je mangerai plus de salade. Novembre j’économiserai pour Noël. Novembre je m’occuperai de mes plantes. Novembre le retour roumain. Novembre je t’emmerde.

***

♪«It won’t let me go»

Tu reviens dimanche. Les dernières nouvelles que j’ai eues, tu étais à New-York et tu n’aimais pas ton hôtel. Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu et je ne suis pas capable d’anticiper ma réaction. N’enlève pas ton chapeau en me parlant, ça me trouble et tu le sais. Tu me diras de belles choses, tu seras maladroit, je trouverai ça charmant. Tu auras ce rire nerveux et tes yeux éviteront les miens. Nous parlerons jusqu’aux petites heures assis sur un banc de parc, je t’aurai volé ton chapeau. Tu me caresseras la main en souriant puis dans trois mois, j’aurai un courriel de toi, tu seras quelque part dans le monde dans un hôtel que tu n’aimeras pas.

***

♪«I wonder if it even makes a difference to cry»

Je fais mon «haut-dessus de ça». C’est ce qui me sauve. Faire comme si rien n’était, comme si ça ne me dérangeait pas, comme si je n’avais pas de cœur. Non... comme si j’en avais un, mais qu’il était juste froid. Froid et sec. De la glace sèche dans ma cage thoracique, achetée en gros dans le quartier industriel. Le Costco du froid au cœur, le Bureau en Gros de l’indifférence, le Dollorama sentimental. Ben oui! C’est ça! Viens dont m’voir que j’te donne des sentiments à une piastre! Manque juste le Dépanneur du Sex!... Je m’abstiendrai de tous commentaires sur cette dernière... bordel...

28 octobre 2010

Lu, vu, su et entedu #3

►Phrase pour parler de quelqu’un qui a trop de partenaires sexuels : «À lui tout seul, il a créé une nouvelle souche de maladie vénérienne»

►Constatation de la semaine : Ne plus jamais aller à l’épicerie quand j’viens de me faire dumper.

►Anecdote d’hôtel de la vie : Une cliente arrive au desk. Elle me dit :

« - C’est drôle, ma carte-clé n’a pas fonctionnée du tout pendant mon séjour, mais celle de mon amie oui.

- Ben oui, c’est étrange ça madame.

- Regarde, je vais te la montrer, me dit-elle d’un ton déterminé en sortant la dite carte-clé de sa sacoche.

- Madame... ça... ce n’est pas une clé, dis-je un peu mal à l’aise.

- Ah non, mais c’est quoi d’abord? Dit-elle soudainement indignée.

- Euh... bien... madame... ça... c’est la carte d’affaire du directeur général.»

N.B. Je ne comprends toujours pas comment quelqu’un peu confondre une carte magnétique et une carte d’affaire. Voulez-vous bien s.v.p. m’expliquer comment quelqu’un peu penser qu’on ouvre une porte avec un boute de carton?!

►Exclamation de la semaine : «Obsession caramel... Câliss!»

►Le comble du comble : Quelqu’un qui porte des bas de loups dans ses sandales.

►Entendu cet été : «J’aimerais bien avoir un château... mais c’est beaucoup trop d’entretien. Et si j’avais un château, tu serais tellement plus qu’une simple jardinière.»

►Entendu cette semaine : «Je l’sais vraiment pas comment réagir... c’est comme trop de bonheur à gérer!»