6 avril 2011

Rétrospective amoureuse plutôt douteuse

♪«It’s almost like you had it planned. It’s like you smiled and shook my hand and said: "Hey! I’m about to screw you over, big time!"»

«Dites merci à madame Lolie»… Ben voyons?! Tu te prends pour qui? Merci pour quoi? Pour ne pas avoir mis le feu à tes vêtements enduis de mon vomi en criant des grossièretés en latin ou merci de t’avoir permis de scraper deux mois de ma vie?

Monsieur qui veut avoir l’air du gentil jusqu’à la dernière minute, pfft! Avec d’autre s’il vous plait. Certes, une chose est certaine, c’est que, pour moi, les réalisateurs glauques de films macabres, c’est terminé. Je veux autre chose que quelqu’un qui tourne des films bruns avec des images brunes sur des évènements bruns qui donnent juste envie de s’ouvrir les veines la bouche pleine de pilules la corde au cou!

Ciel, donnez-moi quelqu’un de stable qui aime les longues marches en forêt. Quelqu’un qui aborde fièrement le chandail à tête de loup et le bas dans les sandales. Si c’est ça qu’il me faut pour avoir une relation normale, bien, c’est ce que je prendrai. Je ferai des confitures à la rhubarbe dans mes après-midi de congé et je serai heureuse lorsque Garou jouera à la radio!

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♪«Can you put me on the list? »

La normalité n’est-elle pas accessible? Pourtant, je me considère normale, et je me considère accessible. Des fois, je me demande si j’ai un aimant à trou du cul de greffé sur le derrière!

Si je fais seulement faire un petit condensé des deux dernières années, amoureusement parlant, j’ai seulement envie de me mettre en position fœtale et de pleurer ma vie. Ok, on s’amuse, et on regarde ça ensemble, j’aime les rétrospections (et j’aime faire des listes aussi) :

1. 1. L’ex

2. 2. Le junky mormon étrange avec des problèmes de foie

3. 3. L’homme en couple qui restera en couple toute sa vie

4. 4. Le gars qui m’aimait tellement mais que j’ai appris sur Facebook que non seulement il avait une blonde, mais qu’en plus elle était enceinte de 7 mois!

5. 5. Le propriétaire d’hôtel… au Costa Rica (pas très pratique)

6. 6. Le gars qui se cherchait une mère

7. 7. Le roumain qui voyageait trop

8. 8. Le gars qui se cherchait encore une mère

9. 9. Le peintre en bâtiment beaucoup trop jeune qui ne connait rien à la vie

10. 10. Le gars avec les problèmes d’adaptation sociale

11. 11. Le retour du gars qui se cherchait encore et toujours une mère

12. 12. Le vieil ami qui sort de nul part

13. 13. Finalement, le réalisateur de film glauque qui ne croyait plus en l’amour

Voilà, deux ans de marde d’amour de marde… de marde! (Au moins, j’ai pas eu droit à un deuxième épisode du gars qui aimait faire du beucycle!)

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♪«There’s an empty space inside my heart»

Bref, je semble aigrie, vite vite de même, je sais. Mais sachez que malgré tout, j’y crois encore. Heureusement (j’aurais tellement tendance à dire malheureusement, m’enfin) j’y crois encore. Quand même, je me console, c’est pas si pire tout compte fait et ça me donne un paquet d’anecdotes plus savoureuses les unes que les autres dans les soupers bien arrosés. En plus… y’a pas juste ça l’amour dans vie! (OUAHH!!! Regardez qui parle!)

2 avril 2011

L'exilée du nord avec l'enfance dans face

♪«Je suis porté disparu, vous ne me reverrez plus»

Au royaume des conifères, je suis chez moi. J'ai troqué mes feuilles contre des épines. Je me suis fait prévoyante, elles ne tomberont pas malgré le froid.

L'exilée du nord, je suis chez moi. Le soleil sur le blanc de la neige me pète dans la face. Avril s'en vient. Ici, c'est pas pareil. Le bleu de la mer me réconforte et j'aime le son de l'harmonica.

Je me sens comme une chanson country. Je me sens comme un gars de l'usine. La rivière n'est pas encore dégelée, ça ne me dérange pas. Ici, c'est pas pareil. L'exilée du nord, je suis chez moi. Mes racines sortent et j'aime l'odeur de la terre.

Avril s'en vient, le dégel me fait moins chier ici. Une reprise de Beau Dommage au rythme latin à la radio, je me sens dans le sud. Il fait 5 degré.


Ici, c'est pas pareil. Avril s'en vient. L'exilée du nord, c'est moi. C'est moi et c'est rien d'autre. Je fais le plein de jolis paysages, de jolis moments, je suis dans mon milieu, chez moi, dans ma famille, chez moi, le nord, ma maison.


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♪«Mais rien n'empêche que l'on s'abandonne»

L'équivalent de mon enfance qui vient me fesser en pleine face. L'enfant de la balle. L'amour le plus pur que je n'ai jamais pu ressentir t'a été dédié.

Certes, les années ont passées, nous avons changés, tu as engraissé. Mais quand je t'ai vu, tout de suite, je me suis sentie comme la gamine de 7 ans qui jadis te vouais un culte à inatteignable. Si je ne m'étais pas écoutée, je t'aurais frenché live de même dans le vestiaire juste pour exorciser (et pour me contenter un peu aussi) les démons amoureux de mon enfance.


Ce soir, assise dans mon lit en legging avec mes gros bas de laine et mon brushing qui me flétri sur le tête, je me demande. Je me demande qu'est-ce que ça aurait changé si j'avais osé. Oser te ramasser la face à deux mains dehors, sous la neige d'avril, entre deux puffs de cigarette.

Je suis une grande rêveuse...

Ma mère m'a dit que tu avais fait le saut quand tu as su qui j'étais, j'ai trouvé ça mignon. Quand tu m'as envoyé un baiser de la main quand je suis partie, j'ai trouvé ça mignon. Si au moins j'avais été capable de faire autre chose que de te répondre par un sourire discret pour ensuite me cacher la face dans mon foulard en grande gênée (nounoune!).

L'enfant de la balle.

Bah... il y a de ces choses qui ne changeront jamais.

Giboulée un jour, giboulée toujours!

23 mars 2011

L'Histoire qui n'en n'était pas une

♪«And maybe some faith would do me good»

J'ai encore foi en l'être humain. Avec les années, le recul et l'expérience, j'en suis au point où je me demande si ce n'est pas mon pire défaut. Je crois en l'homme, en sa sincérité, en sa bonne volonté, en ses valeurs bien fondées, bien encrées. Ce qui fait de moi, un être naïf.

Je crois encore en l'être humain et c'est mon pire défaut. Faute de réalisme, je m'empêtre souvent dans les mêmes bourbiers. Ma naïveté me pousse à faire confiance, à aimer, à aider, à chérir, à comprendre... tout ça pourquoi? Pour pas grand chose. Je me retrouve toujours au même point, face à un mur, face à moi-même qui s'est encore donnée, dévouée, déchirée, embourbée... tout ça pourquoi? Pour pas grand chose.

Je n'ai pas envie de devenir méfiante. Je n'ai pas envie de me fermer. Je ne veux pas cacher toute ses choses que j'ai à offrir. Je veux encore y croire, je veux encore donner. Donner de mon temps, donner de ma personne, donner des petites parcelles de mon cœur à gauche, à droite, gratuitement sans compter, sans rien demandé, sans rien attendre.

Ma naïveté m'a rendue vulnérable. Une belle proie. Une proie de choix donnée en appât clouée sur la croix du bon vouloir. Vulnérable de naïveté. Oui, c’est moi ça.

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♪«Please don't say we're done when I'm not finished. I could give so much more»

Ceci n’est pas une histoire. C’est juste moi. Moi qui te perds. Moi vidée de toi. Moi, dans mon appartement avec mes rêves, mes peurs, mes angoisses et mon chien. Moi, assise sur ma chaise, fumant cigarette après cigarette, c’est moi qui attends. Moi qui écoute le vide, le bruit du lave-vaisselle, le tic-tac de ma vie fuyant. Moi qui laisse mourir mes plantes. Moi qui pense, qui imagine et qui oubliera. Moi qui laisse tomber, qui baisse les bras, qui baisse la tête, honte sur moi.

Ceci n’est pas une histoire. C’est juste moi. Moi qui ai tellement forcé la métaphore que j’en suis devenue une simple virgule. Je suis une virgule dans ta vie, tu es un point de la mienne. Ceci n’est pas une histoire. C’est juste moi, qui essaie de se persuader.

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♪«I won’t let you close enough to hurt me, no»

Je ne suis pas capable d’en parler. Je ne veux pas exposer ma vulnérabilité. Je ne veux pas admettre que tu m’as touché à ce point. Le vide est tellement grand que je ne suis même pas capable de pleurer. Ma sensibilité est partie avec toi, loin. Je suis forte, je suis fière, tu ne le sauras jamais. Je ne me commettrai jamais, non. Je n’avouerai rien, tous les mots que j’aurais tant aimé te dire resteront avec moi, à jamais, pour toujours, dans le néant, dans le trou, dans le vide.

Tout ça pourquoi?... Pour pas grand-chose… j’pourrai même pas faire une histoire avec ça, bâtard!

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♪«La vie n’est pas qu’une salope»

Fuck you Yann Perreault! Aujourd’hui, j’trouve pas que t’as raison de chanter des affaires de même!!

14 mars 2011

Le Gala

♪«And I saw your picture on a silver coin»

Je m'étais dit que je n'écouterais pas ce gala. Je m'étais dit que je ne voulais pas me torturer. Je me suis trahie. J'ai écouté le gala. Je t'ai cherché dans l'audience, dans la foule, dans la salle. J'ai cherché ton visage, pour me rappeler combien j'ai aimé ce visage. J'ai cherché tes cheveux, parce que mine de rien, ils te distinguent. Je t'ai cherché dans l'audience, par mélancolie de toi, pour voir sa robe laide. Je m'étais dit que je n'écouterais pas ce gala.

Je ne t'ai pas trouvé dans l'audience, je n'ai pas pu rire de sa robe laide, je n'ai pas vu ton visage. Je m'étais dit que je n'écouterais pas ce gala.

Une Arabesque de Debussy ce matin à la radio. Mes doigts Michael Ange s'ennuient de tes mains de pianiste. Nos fiançailles de chandelier oubliées, je suis un petit jellybean esseulé qui n'a pour souvenir qu'une photo de Big Ben. Je m'étais dit que je n'écouterais pas ce gala.