3 mai 2010

Le verbe absent

♪«Sabrina quand tu m’touches... woohoo...»

Il fait la cuisine en écoutant du Yellow Molo... et le pire c’est que je le trouve mignon chantant Sabrina en tournant ses boulettes. C’est mon petit rebelle au cœur tendre. Il est celui qui me fait oublier la cynique-sarcastique-drastique que je suis. Il est celui vers qui je me tourne lors des journées grises. Il est celui qui me donne des bisous dans le cou dans le rayon des céréales à l’épicerie. Mon petit rebelle au cœur tendre. J’esquisse un sourire en coin et je me dis : «Ouais... c’est vraiment fou.... c’est vraiment fou comme il chante faux!»

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♪«Ça fait rire les oiseaux»

Je n’ai jamais vraiment été du genre à verser dans la sweetitude. J’ai toujours été relativement indépendante dans tout ce que j’entreprends. Tranquillement je m’adoucie. Je suis en train de devenir une quétaine accomplie et, à ma grande surprise, je crois que ça me plait. Ouais, ça me plait vivre l’amour avec les p’tits oizeaux cuïcuï, le soleil, les fleurs, lesbelleschoses. Le printemps me semble soudainement moins dégueulasse.

C’est comme si le soleil c’était levé sur ma vie. Comme si je m’étais finalement décidé à ouvrir les stores. La noirceur se dissipe peu à peu, tranquillement, je me dévoile. Je me dévoile, j’enlève mon voile, je regarde les étoiles et je fais des rimes en oiles... le bonheur? Oh que oui!

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♪«I’m not gonna write you a love song»

Je suis en constante quête d’inspiration. Le bonheur ne m’inspire pas. L’amour m’inspire... le vrai m’inspire moins! Je cherche dans les petits racoins de ma p’tite tête de peanuts joyeuse et je me dis qu’être heureuse c’est bien, mais ça met pas de viande sur l’os littéraire. C’est comme chiquer de la babiche pour faire des raquettes. Bon d’accord, j’avoue c’est très douteux comme comparaison...

Certes, je pourrais verser dans les «je l’aime pour ceci, je l’aime pour cela». Mais je considère que ça m’appartient. C’est à moi. C’est un partage que je trouve difficile. Je suis égoïste. L’amoureuse égoïste. Égoïste des mots. J’ai le verbe discret, j’ai le verbe distant... j’ai le verbe... absent?!

12 avril 2010

Sweet délivrance

♪«Écris-moi des mots qui sonnent, des mots qui résonnes.»

Écrire est pour moi la meilleur façon que j’ai trouvé pour m’exprimer. J’aime les mots, j’aime le pouvoir des mots. J’aime la façon qu’ils ont de si bien s’emboîter les uns dans les autres. La plus logique des équations, les mathématiques grammaticales, la physique orthographique, la chimie métaphorique et j’en passe. Ma vie serait-elle réduite à une simple figure de style? Oh que non, c’est bien plus que ça!

L’écriture me donne l’occasion de sortir de ma zone de confort. Sortir du petit cocon ouatiné que je me suis créé au fil des années. Je dévoile donc mon petit jardin secret, mes petits côtés cachés telle une effeuilleuse émotionnelle. J’enlève tranquillement mon masque de "tout va bien la vie est belle" et je montre une autre facette de mon moi. Non seulement nous pouvons voir la vie sous un autre angle, mais il est possible d’en faire autant avec les gens qui nous entourent.

Ceux qui me connaissent bien savent qu’il y a des sujets, dans ma vie de tous les jours, que je n’aborde tout simplement pas. C’est comme ça. Je suis faite comme ça. Toutefois, loin de moi l’idée de vouloir mettre les gens à l’écart, de vouloir les tasser, de ne pas vouloir partager avec eux les évènements de ma vie qui sont plus… disons… noirs, sombres, tristes. La raison est simple, je n’aime pas pleurer devant les autres. Je n’aime pas exposer ma vulnérabilité. Certains pourraient y voir de l’orgueil mal placé, l’important, c’est que moi je sais qu’il s’agit de bien plus que ça.

Alors j’écrie. J’extériorise, j’analyse, je tergiverse, je livre, je me délivre. J’expose mon cœur, ma tête, ma folie. Je peux même affirmer qu’écrire m’a plusieurs fois sauvé la vie.

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♪«Ça commence dans la musique avec un M»

L’idée de m’ouvrir un blog fut, encore une fois, un coup de tête. Un coup de dés dans le cyberespace. Je faisais ça sans trop d’attente, sans trop savoir où tout ça allait me mener. Penser qu’un jour, j’aurais pu toucher les gens avec ce que j’écrie… jamais. Suite à un certain texte que j’ai écrit le mois dernier, j’ai eu plusieurs réactions. Honnêtement, ça m’a jeté en bas de ma chaise. Je prends donc un petit temps pour vous dire merci d’avoir pris un petit temps :) . Ça m’a sincèrement touché et ému.

9 avril 2010

L'espion

♪«Le pas inconstant qui cherche le marchepied mais qui saute à temps»

Il est là. Il te surveille. Il t’épie, du coin de l’œil il te guette. Le doute. Il s’immisce, il se glisse. Il est là. Le doute. Ennemi du bonheur. Il grandit, tapis dans un coin dans un racoin de ta tête. Il gronde, il abonde, il aberre, il se libère, se déchaine et t’enchaine. Le doute. Il est là. Il expire, il inspire, il aspire à tout détruire.

Il se prépare. Tranquillement, il avance, il fait son chemin. Il gratte, il claque, il tic-tac, il attaque. Il brouille la vue, trouble les sens, il joue un jeu nébuleux. Sinistre désastre. Troublant, dérangeant, agaçant, doute, je te déteste. Doute, je ne te laisserai gagner. Doute, je creuserai, j’irai te chercher et je te tuerai.

Regarde au-delà du doute. Au loin la lumière. Au loin la lueur des matins obscurs. Au loin ma main, mon corps, ma tête, mon être, mon âme, mon amour. Au-delà du doute, mon amour pour toi.

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♪«Dis-toi que j’y crois. Fais ce que tu peux»

À l’ombre de moi-même. Le vice, l’envie, le sursis. À l’ombre de moi-même. Le secret, le déni, le mensonge. À l’ombre de moi-même. La corruption, le censure, l’incertitude. À l’ombre de moi-même. Le passé, la volupté, les étrangers. À l’ombre de moi-même. Moi-même.

À l’aube de moi-même, toi. À l’aube de moi-même, nous. À l’aube de moi-même, je t’aime.

29 mars 2010

Encore la température?!

♪«Let it snow! Let it snow! Let it snow!»

Ce matin, je me suis levée, comme à tous les matins. Je suis arrivée dans la cuisine et ce fut plus fort que moi… j’ai poussé un cri. Dehors, tout était blanc. De la grosse neige en plus, celle qui donne envie de faire des bonhommes de neige. Disons que Dame Nature c’est empressée de nous rappeler que nous sommes toujours au mois de mars.

Ah le mois de mars! Honnêtement, c’est le mois que je déteste le plus. Toutefois, cette année, mars ne fut pas le mois de merde habituel qu’il a le bonheur d’être. Il fut relativement clément et nous a donné un aperçu du printemps.

Ah le printemps! Honnêtement, c’est la saison que je déteste le plus. Les oiseaux qui bourgeonnent et les fleurs qui chantent c’est n’importe quoi! Le printemps c’est brun, c’est mouillé et ça pue! Oh comme je n’aime pas le printemps. Je bien essayé de l’apprécier, mais chaque fois que mes sentiments commencent à s’adoucir, j’ai une odeur de crottes de chien qui dégèlent qui vient me rappeler que non, je n’aime définitivement pas le printemps.

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♪«C’est le printemps et c’est l’été»

Avec toute la neige qu’il y a ce matin, j’ai de la difficulté à croire Météo Média lorsqu’il m’annonce un beau 20º en fin de semaine. Pour moi, c’est leur façon de nous faire un beau poisson d’avril.

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♪«J’ai pas d’mandé à v’nir au moooonde. J’voudrais seulement qu’on m’fiche la paaaaix!»

Comme vous l’avez sans doute remarqué, j’ai vraiment un "personnal issue" avec la température. Croire que Dame Nature est à l’origine de tous mes problèmes, moi ça me plaît bien. Ça m’offre l’opportunité de blâmer quelqu’un d’autre que ma petite personne. Certaines personnes vont blâmer leurs parents, moi je trouve ça d’une lâcheté sans nom.

«Je n’ai pas demandé à venir au monde» Ta gueule! Moi non plus je n’ai pas demandé à venir au monde. Personne ne demande de venir au monde c’est n’importe quoi!

Bon, bien, c’est fait pour ma montée de lait matinale. Je me sens mieux dans ma peau maintenant. Je me sens prête a afficher mon sourire plastique de réceptionniste.

Bonne journée les amis!